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quatrième de carême

evangile de jean ch 7 v 14 à 30

v. 14-17). Il y a un moyen bien simple de discerner la doctrine, ou l’enseignement, de Dieu: c’est de désirer faire sa volonté. Dieu répondra à ce désir en communiquant sa parole qui éclairera et dirigera dans ce but. Si, au contraire, nous suivons notre volonté propre, nous ne comprendrons pas la Parole de Dieu, car elle s’oppose toujours à la volonté de l’homme. Si les Juifs avaient souhaité de plaire à Dieu, l’enseignement du Seigneur leur aurait fait comprendre qu’il venait de Dieu. Dieu lui donnait les paroles qu’il avait à dire; il ne parlait donc pas de lui-même, ni ne cherchait sa propre gloire, comme ses frères auraient voulu qu’il fît. Tout en étant Dieu manifesté en chair, comme homme il dépendait toujours de Dieu qui l’avait envoyé et cherchait sa gloire (v. 18).

Le haine des Juifs vis-à-vis du Seigneur se manifesta lors de la guérison de l’infirme de Béthesda, qui eut lieu le jour du sabbat; les Juifs cherchaient donc à le faire mourir (chap. 5:18). C’est pourquoi Jésus leur dit (v. 19) qu’eux aussi violaient la loi de Moise en pratiquant la circoncision un jour de sabbat. «La foule répondit et dit: Tu as un démon; qui cherche à te faire mourir? » La foule, venue des contrées en dehors de Judée, ignorait sans doute que les Juifs de Jérusalem cherchaient à mettre à mort Jésus, car aux versets 25, 26, ceux-ci disent: «N’est-ce pas celui qu’ils cherchent à faire mourir? Et voici, il parle librement, et ils ne lui disent rien». Mais si la foule ne manifestait pas une opposition aussi ouverte que les Juifs, elle inclinait de leur côté, pour le haïr et ne pas croire à ses paroles.

La circoncision faisait partie de l’ordre de choses légal qui laissait l’homme dans son état de péché. Jésus venant dans ce monde pour le guérir entièrement, c’est-à-dire le sortir de cet état, n’a fait qu’exciter sa haine comme il dit aux versets 23, 24: «Si un homme reçoit la circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moise ne soit pas violée, êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en un jour de sabbat? Ne jugez pas sur l’apparence, mais portez un jugement juste». Jésus faisait allusion à la guérison de l’infirme du réservoir de Béthesda. — On ne saurait juger justement si l’on rejette le Seigneur qui nous a apporté la pensée de Dieu sur toutes choses; sans elle nous n’avons que notre propre appréciation ou celle des hommes, qui ne repose que sur des apparences.

Voyant que Jésus parlait librement, malgré leur désir de le mettre à mort, les Juifs s’étonnent et disent: «Les chefs auraient-ils vraiment reconnu que celui-ci est le Christ? Mais nous connaissons celui-ci, et nous savons d’où il est; mais lorsque le Christ viendra, personne ne sait d’où il est» (v. 26, 27). Ils regardaient aux chefs, à leurs conducteurs spirituels, pour accepter ou rejeter Jésus. Ces chefs portaient une lourde responsabilité puisqu’ils avaient assumé la place de conducteurs et qu’ils détournaient du Christ ceux qui les écoutaient. Cependant le peuple aussi était responsable, car Jésus faisait devant tous ce qu’il fallait, en œuvres et en paroles, pour qu’ils crussent en lui. Au lieu de croire, ils raisonnent sur ce qu’était Jésus et sur son lieu d’origine. Pour eux, il venait de Nazareth, et ils prétendaient ignorer d’où le Christ viendrait, alors que les chefs surent dire à Hérode (Matt. 2:5) qu’il naîtrait à Bethlehem. Tous ces raisonnements montrent que le cœur naturel, chez les uns comme chez les autres, aujourd’hui comme alors, ne veut rien de Christ. Ceux même qui sont sous l’effet de la vérité cherchent toutes sortes de prétextes pour ne pas croire. S’adressant à leur conscience, Jésus élève sa voix dans le temple: «Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis: et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable, et vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais, car je viens de lui, et c’est lui qui m’a envoyé» (v. 28, 29). Le Seigneur ne croyait pas à la réalité de leur aveuglement; il savait ce qui se passait dans leur cœur; il connaissait leur conscience mal à l’aise en présence de toutes ses œuvres et de ses paroles qui témoignaient de son origine et disaient qui il était. Terrible responsabilité d’avoir devant soi le Fils de Dieu, le Sauveur, et de ne rien vouloir de lui; responsabilité qui incombe à quiconque lit ces récits de la vie du Seigneur et ne le reçoit pas pour son Sauveur!

Tout en se vantant d’avoir Jéhovah pour leur Dieu, du moment qu’ils refusaient d’admettre Jésus comme envoyé de Dieu, ils ne connaissaient pas celui qui l’avait envoyé, tandis que Jésus le connaissait et venait de lui. En réponse à cette affirmation des versets 28, 29, qui atteignait vivement leur conscience, ils cherchent à tuer Jésus pour faire taire cette voix qui les juge. Mais, est-il dit, «personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore venue» (v. 30). Les hommes ne pouvaient la hâter: le Seigneur se livrerait lui-même pour accomplir la volonté de son Père au moment voulu de lui. Cependant plusieurs crurent en lui et dirent: «Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a fait? » Ce témoignage qui trahit une foi peu profonde, mais qui contrastait avec les pensées de la masse incrédule, suffit pour que les pharisiens et les principaux sacrificateurs envoient des huissiers pour prendre Jésus. Sans s’émouvoir de leur haine impuissante, le Seigneur leur dit: «Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé. Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas; et là où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir»

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