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Deuxième dimanche après Pâques

Deuxième dimanche
après Pâques

Évangile selon saint Jean (10, 11-16)
 

En ce temps-là, Jésus, dit aux pharisiens : « Je suis le Bon Pasteur. Le Bon Pasteur livre sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, celui qui n’est pas le pasteur, à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, qu’il abandonne les brebis et s’enfuit ; et le loup les emporte et les disperse ! C’est qu’il est mercenaire et ne se met pas en peine des brebis. Je suis le Bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais mon Père. Et je livre ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail ; celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, et il n’y aura qu’un troupeau, qu’un pasteur. »

 

« Où menez-vous paître votre troupeau », ô bon pasteur qui le portez tout entier sur vos épaules ? Car la race humaine tout entière est une brebis unique que vous avez prise sur vos épaules. Montrez-moi le lieu de votre pâturage, faites-moi connaître les eaux du repos, menez-moi vers l’herbe grasse, appelez-moi de mon nom, afin que j’entende votre voix, moi qui suis votre brebis, et que votre voix soit pour moi la vie éternelle.

Oui, « dites-le-moi, vous que mon cœur aime ». C’est ainsi que je vous nomme, car votre Nom est au-dessus de tout nom, inexprimable et inaccessible à toute créature douée de raison. Mais ce nom-ci, témoin de mes sentiments pour vous, exprime votre bonté. Comment ne vous aimerai-je pas, vous qui m’avez aimée, alors que j’étais toute noire, au point de donner votre vie pour les brebis dont vous êtes pasteur ? Il n’est pas possible d’imaginer de plus grand amour que d’avoir donné votre vie pour mon salut.

Enseignez-moi donc « où vous menez paître le troupeau », que je puisse trouver le pâturage du salut, me rassasier de la nourriture céleste dont tout homme doit manger s’il veut entrer dans la vie, courir vers vous, qui êtes la source, et boire à longs traits l’eau divine, que vous faites jaillir pour ceux qui ont soif. Cette eau se répand de votre flanc depuis que la lance y a ouvert une plaie, et quiconque en goûte devient une source d’eau jaillissant en vie éternelle.

Saint Grégoire de Nysse

 

Vous avez entendu, mes très chers frères, dans la lecture du saint Evangile, un enseignement qui vous concerne ; vous y avez appris aussi à quelle épreuve nous sommes mis, [nous, vos pasteurs]. Celui qui est bon, non par une grâce accidentelle, mais par l’essence de sa nature, vous dit : « Moi je suis le Bon Pasteur ». Et nous donnant le modèle de cette même bonté à imiter, il ajoute : « Le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis ». Il a fait ce qu’il a enseigné ; il nous a donné l’exemple de ce qu’il a commandé. Le Bon Pasteur a donné sa vie pour ses brebis, afin de convertir [en nourriture], dans notre sacrement, son corps et son sang, et d’en rassasier tous ceux qu’il avait rachetés.

La voie que nous devons suivre, au mépris de la mort, nous a été montrée ; l’exemple auquel nous devons nous conformer a été mis sous nos yeux. Notre premier devoir est d’employer charitablement nos biens extérieurs en faveur des brebis du Christ ; mais il nous faut encore, s’il est nécessaire, donner notre vie pour elles. De ce premier degré de sacrifice, qui est le moindre, on arrive jusqu’au dernier, qui est plus grand. Comme la vie l’emporte beaucoup en excellence sur les biens terrestres qui nous sont extérieurs, celui qui ne donne pas ses biens pour ses brebis, donnera t-il jamais pour elles sa propre vie ?

Saint Grégoire le Grand

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