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troisième dimanche de l'avent

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »

Voila un texte clair, où Jésus nous dit que certains seront sauvés et d’autres non.  Où il nous dit aussi que nul ne sait quand ce jour viendra, car il sera totalement inattendu.

On entend beaucoup de gens spéculer sur les évènements du temps présent et dire que ce sont des signes de la fin des temps et même du retour de Jésus ! Ce ne sont là que spéculations  personnelles. Nul ne sait l’heure où le Christ reviendra !  Ce n’est donc pas cela qui doit nous inquiéter, mais bien de savoir si nous serons sauvés ou pas !

Que nous faut-il pour être sauvés ? Croire en Dieu, en sa parole, et vivre de ses commandements, car une foi sans les œuvres est une foi morte !

Certes Jésus est mort sur la croix et ressuscité pour offrir le salut à tous, mais justement c’est un cadeau qu’il nous fait. Encore nous faut-il recevoir ce cadeau et  nous en servir, c'est-à-dire en vivre. Et ce n’est pas au dernier jour de notre vie qu’il faudra nous en soucier, car qui sait quel jour où même à quelle heure il va mourir, surtout en ces temps de pandémie. 

Jésus nous interroge sur la réalité de notre foi, de notre vie avec lui. Il nous invite dès maintenant à nous préparer à le rencontrer, c'est-à-dire à vivre en notre cœur dès aujourd’hui comme si ce jour était le dernier.

 Cela ne veut pas dire, ne rien prévoir pour l’avenir, ou tout abandonner, mais être prêts à paraître devant lui dès maintenant si cela était sa volonté sur nous. Le sommes-nous ?  

Myriam de Gemma
 

«Tenez-vous donc prêts»

Aujourd'hui, le texte de l'Évangile nous parle de l'incertitude du moment de la venue du Seigneur: «Vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra» (Mt 24,42) Si nous voulons qu'il nous retrouve en train de veiller, nous ne pouvons ni nous distraire ni nous endormir: nous devons être toujours préparés. Jésus nous donne plusieurs exemples de cette attention: celui qui veille au cas où il y aurait un voleur, le serviteur qui veut faire plaisir à son maître… Peut-être qu'aujourd'hui il nous parlerait d'un gardien de but de football qui ne sait ni quand ni comment arrivera le ballon.

Mais, peut-être qu'avant, nous devrions clarifier à quelle “venue” Il fait allusion. S'agit-il de l'heure de notre mort? S'agit-il de la fin du monde? Ce sont certainement là des “venues” du Seigneur sur lesquelles Il a fait exprès de nous laisser dans l'incertitude pour provoquer en nous une attention constante. Mais en faisant les calculs de probabilités, peut-être que personne de notre génération ne sera témoin d'un cataclysme universel qui mettra fin à l'existence de la vie humaine dans la planète. Et, en ce qui concerne la mort, ceci ne se passe qu'une seule fois et “basta”. Tant que cela n'arrive pas, n'y a-t-il pas une autre “venue” proche devant laquelle nous devons veiller?

«Comme les années passent! Les mois se réduisent en semaines, les semaines en jours, les jours en heures et les heures en secondes…» (Saint François de Sales). Chaque jour, à chaque heure, à tout instant, le Seigneur est proche de notre vie. A travers les inspirations intérieures, à travers les personnes qui nous entourent, tout ce qui se passe autour de nous, des choses qui arrivent, le Seigneur frappe à notre porte et nous dit comme dans l'Apocalypse: «Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi» (Ap 3,20). Aujourd'hui si nous communions, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si nous écoutons patiemment les problèmes des autres ou si nous donnons notre argent pour venir en aide aux autres, cela arrivera à nouveau. Aujourd'hui si pendant notre prière personnelle nous recevons soudainement une inspiration inespérée, cela arrivera à nouveau.

Abbé Albert TAULÉ i  

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