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11 dimanche après pentecôte
Evangile selon saint Marc (7, 31-37)
 
En ce temps-là, quittant le pays de Tyr, Jésus se dirigea par Sidon vers la mer de Galilée, en plein territoire de Décapole. On lui amène alors un sourd-bègue, et on le prie de lui imposer la main. Le prenant à part, hors de la foule, Jésus lui mit ses doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa salive ; puis, levant les yeux au ciel, il poussa un soupir : « Ephphetha ! » lui dit-il, c’est-à-dire : « Ouvre-toi ! » Ses oreilles s’ouvrirent, le lien de sa langue se dénoua aussitôt, et il parlait normalement. Jésus leur recommanda de n’en rien dire à personne ; mais plus il le recommandait, et plus ils le proclamaient. Les gens étaient au comble de l’admiration : « Décidément, disaient-ils, il a bien fait toutes choses ! Il fait entendre les sourds et parler les muets ! »
 

La lumière du soleil, vue par les yeux de notre corps, annonce le soleil spirituel, le « Soleil de justice » (Ml 3,20). C’est vraiment le soleil le plus doux qui se soit levé pour ceux qui, en ce temps-là, ont eu le bonheur d’être ses disciples, et de le regarder de leurs yeux pendant qu’il partageait la vie des hommes comme s’il était un homme ordinaire. Et pourtant, il était aussi par nature Dieu véritable ; c’est pourquoi il était en mesure de rendre la vue aux aveugles, de faire marcher les boiteux et entendre les sourds ; il a purifié les lépreux et, d’un seul mot, rappelé les morts à la vie.

Et maintenant encore, il n’y a vraiment rien de plus doux que de fixer sur lui les yeux de notre esprit pour contempler et se représenter son inexprimable et divine beauté ; il n’y a rien de plus doux que d’être illuminés et embellis par cette participation et cette communion à la lumière, d’avoir le cœur adouci, l’âme sanctifiée, et d’être remplis d’une allégresse divine tous les jours de la vie présente. En vérité, ce Soleil de justice est, pour ceux qui le regardent, le pourvoyeur de la joie, selon cette prophétie de David : « Les justes sont en fête devant la face de Dieu, ils débordent d’allégresse ! » Et encore : « Criez au Seigneur votre joie, hommes justes ; hommes droits, à vous la louange ! » (Ps 67,4 ; 33,1).

Saint Grégoire d’Agrigente
 

« Je chanterai le Seigneur tant que je vis » (Ps 103,33). Que chantera le psalmiste ? Tout ce que Dieu est, il le chantera. Chantons la gloire du Seigneur durant toute notre vie. Notre vie actuelle n’est qu’une espérance ; notre vie par la suite sera l’éternité ; la vie de cette vie mortelle est l’espérance de la vie immortelle. « Je chanterai le Seigneur pendant toute ma vie ; je jouerai pour le Seigneur tant que je suis. » Et parce que je vivrai en lui sans fin, tant que je vivrai, je chanterai à mon Dieu.

Lorsque nous aurons commencé à chanter au Seigneur dans la cité du ciel, ne nous imaginons pas que nous devons y faire autre chose ; toute notre vie sera alors de chanter à la gloire de Dieu. Si, ici bas, l’objet de nos louanges nous cause de l’ennui, nos chants de louange peuvent nous en causer aussi. Mais, si nous l’aimons éternellement, éternellement aussi nous le louerons. « Je chanterai pour mon Dieu tant que je vivrai ! »

S. Augustin (Discours sur le Psaume 103 IV, 17)
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