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Dimanche de Pâques

 

 

Évangile selon saint Marc (16, 1-7)
 

En ce temps-là, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. Et de très grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent à la tombe avec le lever du soleil. Elles se disaient entre elles : « Qui nous roulera la pierre hors de l’entrée du tombeau ? » Mais ayant regardé, elles s’aperçoivent que la pierre avait été roulée sur le côté ; or elle était fort grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu d’une robe blanche ; et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « Bannissez la frayeur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ? Il est ressuscité ; il n’est pas ici. Voici la place où on l’avait déposé... Allez donc dire à ses disciples, et spécialement à Pierre, qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez, ainsi qu’il vous l’a dit. »

« Voici le jour que le Seigneur a fait, pour nous jour d’allégresse et de joie » (Ps 117,24). Ce n’est pas un hasard, mes frères, si nous lisons aujourd’hui ce psaume où le prophète nous convie à la joie et à l’allégresse, où le saint David invite toute la création à célébrer ce jour : car aujourd’hui la résurrection du Christ a ouvert le séjour des morts, les nouveaux baptisés de l’Église ont rajeuni la terre, l’Esprit Saint a montré le ciel. Ouvert, l’enfer rend ses morts ; rajeunie, la terre fait éclore les ressuscités ; et le ciel s’ouvre tout grand pour accueillir ceux qui montent vers lui.

Le larron est monté au paradis (Lc 23,43) ; les corps des saints entrent dans la cité sainte (Mt 27,53)... À la résurrection du Christ, tous les éléments, dans une sorte d’élan, s’élèvent vers les hauteurs. L’enfer rend aux anges ceux qu’il gardait captifs, la terre envoie au ciel ceux qu’elle recouvrait, le ciel présente au Seigneur ceux qu’il a accueillis... La résurrection du Christ est pour les défunts la vie, pour les pécheurs le pardon, pour les saints la gloire. Ainsi le grand David invite toute la création à fêter la résurrection du Christ et l’incite à tressaillir de joie et d’allégresse en ce jour que le Seigneur a fait.

Mais, direz-vous..., le ciel et l’enfer n’ont pas été établis dans le jour de ce monde ; peut-on donc demander à ces éléments de fêter un jour auquel ils échappent totalement ? Mais ce jour que le Seigneur a fait pénètre tout, contient tout, embrasse à la fois ciel, terre et enfer ! La lumière qu’est le Christ n’est pas arrêtée par des murs, ni brisée par les éléments, ni assombrie par les ténèbres. La lumière du Christ vraiment est un jour sans nuit, un jour sans fin. Partout elle resplendit, partout elle rayonne, partout elle demeure.

S. Maxime de Turin (Sermon 53)

 

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