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Deuxième dimanche après Pâques

 

 

Évangile selon saint Jean (10, 11-16)
 

En ce temps-là, Jésus, dit aux pharisiens : « Je suis le Bon Pasteur. Le Bon Pasteur livre sa vie pour ses brebis. Le mercenaire, celui qui n’est pas le pasteur, à qui n’appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, qu’il abandonne les brebis et s’enfuit ; et le loup les emporte et les disperse ! C’est qu’il est mercenaire et ne se met pas en peine des brebis. Je suis le Bon Pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais mon Père. Et je livre ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de ce bercail ; celles-là aussi, il faut que je les amène ; elles écouteront ma voix, et il n’y aura qu’un troupeau, qu’un pasteur. »

 

Ô Christ, mon Dieu, vous vous êtes abaissé pour me porter sur vos épaules, brebis égarée (Lc 15,5), et vous m’avez placé dans un pâturage verdoyant (Ps 22,2). Vous m’avez désaltéré aux sources de la vraie doctrine (ibid) par l’intermédiaire de vos pasteurs dont vous étiez vous-même le berger avant de leur confier votre troupeau... Et maintenant, Seigneur, vous m’avez appelé...au service de vos disciples ; par quel dessein de votre Providence, je l’ignore ; vous seul le savez.

Mais, Seigneur, allégez le lourd fardeau de mes péchés qui vous ont gravement offensé ; purifiez mon esprit et mon cœur. Conduisez-moi par le juste chemin (Ps 22,3), comme une lampe qui m’éclaire. Donnez-moi de dire hardiment votre parole ; que la langue de feu de votre Esprit (Ac 2,3) me donne une langue parfaitement libre, et me rende toujours attentif à votre présence.

Soyez mon berger, Seigneur, et soyez avec moi le berger de vos brebis, pour que mon cœur ne me fasse dévier ni à droite ni à gauche. Que votre Esprit bon me dirige sur le droit chemin pour que mes actions s’accomplissent selon votre volonté - jusqu’au bout.

Saint Jean de Damas

 

 

« Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis. » Pilate a vu ce pasteur, les juifs l’ont vu conduit à la croix pour son troupeau, comme le chœur des prophètes, bien avant la Passion, l’avait annoncé clairement : « Comme un agneau il est conduit à la boucherie, comme devant les tondeurs une brebis muette. » (Is 53,7) Il ne refuse pas la mort, il ne fuit pas le jugement, il ne repousse pas ceux qui le crucifient. Il n’a pas subi la Passion, il l’a voulue pour ses brebis : « J’ai le pouvoir de déposer ma vie, dit-il, et le pouvoir de la reprendre. » Il détruit la passion par sa Passion, la mort par sa mort. Par son tombeau, il ouvre les tombeaux, il ébranle les enfers, il en fait sauter les verrous. Les tombeaux sont scellés et la prison fermée tant que le Berger ne descend dans la mort pour y annoncer la libération à celles de ses brebis qui sont endormies. On le voit aux enfers ; il donne l’ordre d’en sortir. On le voit renouveler là l’appel à la vie. « Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » : c’est ainsi qu’il cherche l’amour de ses brebis. Il aime le Christ celui qui sait entendre sa voix.

Basile de Séleucie (Homélie 26 sur le Bon Pasteur)

 

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