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23 dimanche après la pentecôte

Évangile selon saint Matthieu (9, 18-26)

En ce temps-là, comme Jésus parlait aux foules, un notable s’approche et se prosterne devant lui, en disant : « Seigneur, ma fille est morte à l’instant ; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. » Jésus, se levant, le suivit avec ses disciples. Et voilà qu’une femme, atteinte d’un flux de sang depuis douze années, s’approcha par derrière et toucha la frange de son manteau. Car elle se disait : « Si seulement je puis toucher son manteau, je serai sauvée ! » Jésus se retourna et, la voyant, lui dit : « Courage, ma fille ! ta foi t’a sauvée. » Et à l’instant même la femme fut guérie. Arrivé chez le notable, Jésus vit les joueurs de flûte ainsi que la foule qui faisait du vacarme. « Retirez-vous, leur dit-il ; la petite fille n’est pas morte, elle dort. » Et ils se moquaient de lui. Mais quand on eut fait sortir la foule, il entra, prit la fillette par la main, et elle se leva. Et la nouvelle s’en répandit dans tout le pays. »
 

Suivant saint Marc et saint Luc, Jésus prit avec lui trois de ses disciples, Pierre, Jacques et Jean ; il ne choisit point Matthieu afin d’exciter en lui un désir plus vif, et aussi parce que ses dispositions étaient encore imparfaites. Il honore les premiers pour engager les autres à se rendre semblables à eux. C’était assez pour Matthieu d’être témoin de la guérison de cette femme qui souffrait d’une perte de sang : « Et voici, nous dit-il, qu’une femme qui souffrait d’une perte de sang depuis douze ans, s’approcha par derrière, et toucha la frange de son vêtement ».

S. Jean Chrysostome (hom. 32)

Cependant cette femme n’avait pas encore une connaissance parfaite du Sauveur, puisqu’elle croyait pouvoir se dérober à ses regards. Mais il ne permit pas qu’elle demeurât cachée, non point pour la gloire qui pourrait lui en revenir, mais dans l’intérêt de tous ceux qui étaient présents. Premièrement, il bannit la crainte du coeur de cette femme qui aurait pu se reprocher d’avoir dérobé la grâce de sa guéri son ; secondement, il rectifie la pensée qu’elle avait eue de pouvoir se cacher ; troisièmement, il révèle à tous sa foi pour les porter à l’imiter. Enfin, en montrant qu’il savait tout, il nous donne une preuve non moins grande de sa divinité qu’en arrêtant cette perte de sang. « Et cette femme, continue l’Évangéliste, fut guérie à l’heure même ».

S. Jean Chrysostome (hom. 32)

Mais Jésus-Christ chassa tous ces joueurs de flûte, et fit entrer les parents de la jeune fille afin que l’on ne pût attribuer à un autre sa résurrection. Avant même de la ressusciter, il relève leur courage par ces paroles : « Retirez-vous, car la jeune fille n’est pas morte, mais elle dort. »

S. Jean Chrysostome (hom. 32)

Il n’introduit pas dans son corps une âme nouvelle, mais il y fait rentrer celle qui en était sortie, et rappelle la jeune fille comme d’un sommeil, pour préparer ainsi les esprits à croire en la résurrection. Non seulement il ressuscite cette jeune fille, mais il lui fait encore donner à manger, pour que tous soient bien convaincus que cette résurrection n’est pas une chose imaginaire, mais bien une réalité. « Et le bruit s’en répandit dans tout le pays. »

S. Jean Chrysostome (hom. 32)

 

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