Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Dix-Septième dimanche après la Pentecôte

Évangile selon saint Matthieu (22, 34-46)

En ce temps-là, les pharisiens se rassemblèrent autour de Jésus, et l’un d’eux, un légiste, lui demanda pour l’embarrasser : « Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? » Jésus lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C’est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est sur ces deux commandements que reposent toute la Loi et les Prophètes. » Comme les pharisiens se trouvaient rassemblés, Jésus leur posa cette question : « Que pensez-vous du Messie ? De qui est-il fils ? » - « De David », lui répondirent-ils. Jésus reprit : « Comment alors David, inspiré par l’Esprit, peut-il l’appeler Seigneur, en disant : ‘Le Seigneur a dit à mon Seigneur : siège à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes pieds.’ Si donc David l’appelle Seigneur, comment est-il son fils ? » Personne ne put lui répliquer mot. Et depuis ce jour-là, nul n’osa plus l’interroger.

Dieu vous ordonne de l’aimer de tout votre coeur, en lui consacrant toutes vos pensées ; de toute votre âme, en lui rapportant toute votre vie ; de tout votre esprit, en dirigeant vers lui toutes les forces de votre intelligence, puisque c’est de lui que vous tenez tout ce que vous lui consacrez. Il n’a donc laissé aucune partie de notre vie libre, et dont nous puissions disposer pour l’appliquer à un autre objet. Mais tout ce qui se présente d’ailleurs à notre affection, doit être emporté par l’élan de notre cœur dans le courant général de l’amour ; car l’homme n’atteint vraiment la perfection, que lorsque toute sa vie se dirige vers le bien immuable.

S. Augustin (de la doct. chrét., 1, 22)

Il est évident que par le prochain il faut entendre tout homme quel qu’il soit, puisqu’il nous est défendu de faire mal à qui que ce soit. Or, si tout homme, à qui nous devons rendre ou qui doit nous rendre à nous-mêmes les devoirs de la charité, est appelé avec raison notre prochain, il est certain que ce précepte, qui nous oblige à aimer le prochain, s’étend jusqu’aux anges qui exercent à notre égard, d’une manière si admirable, les devoirs de la miséricorde, comme il est si facile de s’en convaincre dans l’Écriture. C’est en vertu du même principe que Notre-Seigneur lui-même a voulu être appelé notre prochain, car il s’est personnifié lui-même dans le Samaritain qui porte secours à cet homme a rencontré à demi mort dans le chemin.

S. Augustin (doct. chrét., 1, 30)

Mais comme la nature divine est de beaucoup supérieure à notre nature, le précepte qui nous oblige d’aimer Dieu est distinct du précepte de l’amour du prochain. Si vous vous prenez vous-même dans votre être tout entier, c’est-à-dire dans votre âme et dans votre corps, de même que votre prochain, ces deux préceptes renferment tout ce qui peut être l’objet de votre amour. Le commandement de l’amour de Dieu nous est donné en premier lieu avec la manière de l’accomplir, et il est suivi du précepte de l’amour du prochain que vous devez aimer comme vous-même, et qui renferme, par conséquent, l’amour que vous devez avoir pour vous-même.

S. Augustin (de la doct. chrét., 1, 26)

Si vous devez vous aimer vous-même, non pas pour vous, mais pour celui qui doit être la fin directe de votre amour, personne ne doit trouver mauvais que vous l’aimiez pour Dieu. Celui donc qui aime son prochain comme Dieu le commande, doit faire en sorte d’aimer aussi Dieu de tout son cœur.

S. Augustin (doct. chrét., 1, 22)

Tag(s) : #Commentaire

Partager cet article

Repost 0