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PSAUME 123. GRACE SOUVERAINE.

PSAUME 123. GRACE SOUVERAINE.

Aucun psalmiste ne s'est assis en compagnie des moqueurs (Ps 1:1) ; mais, dans nombre de leurs prières, ils se montrent très conscients du voisinage des hommes orgueilleux et arrogants (par exemple Ps 17:10,11 ; 22:7-9 ; 35:19-26 ; 44:14-17 ; 69:5-13 ; 102:3-10). Cette prière-ci expose une situation identique à celle du Ps 120. Alors que le thème y était l'attente attristée du jugement des diffamateurs, c'est ici la joyeuse certitude de la grâce pour celui qui est calomnié. L'expérience personnelle de la souveraineté de Dieu (verset 1) aboutit au repos de la foi (verset 2) : les yeux pleins d'espoir fixés sur la source unique de la puissance et du renfort (de la main de Dieu), l'abandon confiant de sa décision (jusqu'à ce quelle vienne). Alors Dieu est ému par les besoins des siens. Ils peuvent donc le supplier en invoquant leurs besoins personnels (car nous... verset 3 b).

2.2. La position clé et l’attitude de base.

Psaume 123/1 : Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers toi, qui sièges dans les cieux. Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous.

« Chant de pèlerinage. Seigneur, je lève les yeux vers toi, vers toi qui es assis dans le ciel. Les esclaves ont les yeux fixés sur la main de leur maître, une servante regarde sans cesse la main de sa maîtresse. De même, nous levons les yeux vers le Seigneur notre Dieu, en attendant son secours. » (Parole de vie)

2.3. La dépendance est une situation de subordination.

Dépendre veut dire que l’on est assujetti de la personne ou de la chose dont on dépend.

Cela ne veut pas obligatoirement dire qu’il y a là de quoi nourrir un complexe d’infériorité (penser au centenier qui était soumis à des supérieurs et qui le dit sans malaise).

Être dépendant place en situation de soumission et de subordination.

C’est aussi l’état d’une personne qui ne peut pas réaliser toute seule les actes de la vie quotidienne.

Elle a besoin d’aide.

Il est clair que cet état de fait se rapporte au disciple, sans en faire pour autant un être diminué.

Mais comme il est quelqu’un de limité, car il est un être humain, il a besoin d’apprendre la dépendance du Seigneur en toutes choses.

Le psaume décrit donc l’état d’esprit du pèlerin qui dépend de Dieu pour pouvoir atteindre le but du voyage.

2.4. La dépendance de Dieu est une nécessité.

Il n’y a pas de véritable sécurité sans elle.

Elle provient du fait d’avoir compris que son absence est le plus grave des dangers.

C’est en général ce que le passé relatif à une manière de se comporter sans Dieu nous a appris.

Psaume 123/3 : Aie pitié de nous, Éternel, aie pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris ; notre âme est assez rassasiée des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains.

C’est bien souvent l’orgueil qui conduit les hommes à ne pas vouloir dépendre de Dieu.

Autrefois, le psalmiste a été méprisé, mais il a lui-même méprisé la volonté de Dieu, ce qui est aussi le cas de tous les hommes avant de se tourner vers Dieu.

2.5. Elle s’exprime par le fait d’attendre les consignes et les indications du Seigneur.

C’est par un signe de la main que le maître, dans cette culture, faisait part de ses ordres et de ses attentes à ses serviteurs.

C’est pourquoi le voyageur adopte la même position, la même attitude et le même état d’esprit tout au long de son pèlerinage terrestre.

Il s’entretient dans un esprit de dépendance et de soumission, sans détourner son regard du Seigneur.

  • La révélation du Seigneur dans ce qu’il est dépend de Dieu.

1 Corinthiens 12/3 : C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! Et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! Si ce n’est par le Saint-Esprit.

  • La nouvelle naissance est une grâce de Dieu.

Jean 1/12 : Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.

  • La vocation qui concerne un ministère dépend de Dieu.

Il est permis d’aspirer après des fonctions, mais à condition d’avoir compris qu’il s’agit de services et non de moyens mis à notre disposition pour satisfaire une vaine ambition ou une soif charnelle de gloire et de pouvoir.

Mais en finalité, c’est Dieu qui décide et les hommes ne font que reconnaître ce que Dieu a accordé.

1 Samuel 3/20 : Tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beer-Schéba, reconnut que Samuel était établi prophète de l’Éternel.

Romains 9/16 : Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.

« Cela ne dépend donc pas de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de la miséricorde de Dieu. » (T.O.B.)

2 Timothée 1/1 : Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, pour annoncer la promesse de la vie qui est en Jésus-Christ…

Galates 2/8 : …celui qui a fait de Pierre l’apôtre des circoncis a aussi fait de moi l’apôtre des païens, et ayant reconnu la grâce qui m’avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d’association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.

  • La vie et les ressources du chrétien en général dépendent de Dieu.

Jean 15/5 : Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.

Il est clair que le chrétien qui agit sans Dieu va à l’échec.

2.6. La pratique de la dépendance de Dieu.

Concrètement, la personne qui dépend de Dieu consulte les Écritures, prie et s’attend à Dieu « jusqu’à » ce qu’il donne son instruction.

Psaume 123/1 : Cantique des degrés. Je lève mes yeux vers toi, qui sièges dans les cieux. Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous.

« Oui, comme les serviteurs fixent leurs regards sur la main du maître, comme la servante fixe ses regards sur la main de sa maîtresse, ainsi nos regards se tournent vers l’Éternel, notre Dieu, dans l’attente de sa grâce. » (Traduction du Semeur)

La pitié demandée n’est donc pas sa miséricorde ou sa compassion dans leur sens absolu, car elles sont acquises sans avoir besoin de les demander.

Il s’agit bien plutôt de la grâce à attendre sous la forme de sa réponse donnant des indications sur la marche à suivre..

2.7. Il est évident que la sécurité du pèlerin en dépend absolument.

Esaïe 30/1 : Malheur, dit l’Éternel, aux enfants rebelles, qui prennent des résolutions sans moi, et qui font des alliances sans ma volonté, pour accumuler péché sur péché !

« Malheur aux fils rebelles, Oracle de l’Éternel, ils tiennent conseil sans moi et contractent des alliances sans mon Esprit, pour accumuler péché sur péché ! » (Bible à la Colombe)

Tag(s) : #psaumes

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