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dimanche de la Pentecôte

Évangile selon saint Jean (15, 26-27 ; 16, 1-4)

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles ; et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé. Je vous ai dit ces choses, quand je demeurais auprès de vous. Mais c’est le Défenseur, l’Esprit-Saint qu’enverra le Père en mon nom, qui vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie. Vous avez entendu que je vous ai dit : ‘Je m’en vais, et je reviens à vous.’ Si vous m’aimez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car le Père est plus grand que moi. Je vous ai dit cela maintenant, avant que cela n’arrive, afin qu’au jour où cela arrivera, vous croyiez. Je ne m’entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient. Contre moi, certes, il ne peut rien, mais il faut que le monde sache que j’aime le Père, et que je fais ce que le Père m’a prescrit. »

Les apôtres étaient là, assis au Cénacle, la chambre haute, attendant la venue de l’Esprit. Ils étaient là comme des flambeaux disposés et qui attendent d’être allumés par l’Esprit Saint pour illuminer toute la création par leur enseignement. Ils étaient là comme des cultivateurs portant leur semence dans le pan de leur manteau qui attendent le moment où ils recevront l’ordre de semer. Ils étaient là comme des marins dont la barque est liée au port du commandement du Fils et qui attendent d’avoir le doux vent de l’Esprit. Ils étaient là comme des bergers qui viennent de recevoir leur houlette des mains du Grand Pasteur de tout le bercail et qui attendent que leur soient répartis les troupeaux.

« Et ils commencèrent à parler en des langues diverses selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Ô Cénacle, pétrin où a été jeté le levain qui a fait lever l’univers tout entier ! Cénacle, mère de toutes les Églises ; Cénacle qui a vu le miracle du buisson ardent (Ex 3). Cénacle qui a étonné Jérusalem par un prodige bien plus grand que celui de la fournaise qui a émerveillé les habitants de Babylone (Dn 3). Le feu de la fournaise brûlait ceux qui étaient autour, mais protégeait ceux qui étaient au milieu de lui ; le feu du Cénacle rassemble ceux du dehors qui désirent le voir tandis qu’il réconforte ceux qui le reçoivent. Ô feu dont la venue est parole, dont le silence est lumière, feu qui établis les cœurs dans l’action de grâces !

Certains qui étaient opposés au Saint Esprit disaient : « Ces gens-là ont bu du vin doux, ils sont ivres ». Vraiment vous dites la vérité, mais ce n’est pas comme vous croyez. Ce n’est pas du vin des vignes qu’ils ont bu. C’est un vin nouveau qui coule du ciel. C’est un vin nouvellement pressé sur le Golgotha. Les apôtres l’ont fait boire et ont enivré ainsi toute la création. C’est un vin qui a été pressé à la croix.

Saint Ephrem (Sur l’effusion du Saint Esprit)

Avec joie, frères, nous avons vu se lever ce jour de la Pentecôte, où la sainte Église resplendit aux yeux des fidèles et où leurs cœurs sont embrasés. Car nous célébrons ce jour où notre Seigneur Jésus Christ, après sa résurrection et la gloire de son ascension, a envoyé l’Esprit Saint…

Ce souffle purifiait les cœurs de la paille de la vie purement matérielle ; ce feu consumait le foin de leurs vieux désirs ; ces langues que parlaient les apôtres remplis de l’Esprit Saint préfiguraient l’expansion de l’Église par les langues de toutes les nations. Après le déluge le sacrilège des hommes avait édifié une haute tour contre le Seigneur, et le genre humain a mérité d’être divisé par des langues diverses… (Gn 11) ; maintenant l’humilité et la dévotion des croyants soumettent la diversité de ces langues à l’unité de l’Église. La charité rassemble ce que la discorde avait dispersé, et les diverses parties du genre humain, semblables aux membres dispersés d’un même corps, sont reliés entre eux et avec le Christ, leur chef, leur Tête unique (Col 2,19). Elles sont fondues dans l’unité par le feu de l’amour…

Mes frères, membres du corps du Christ, germes d’unité, enfants de paix, célébrez ce jour dans la joie, célébrez-le en toute sécurité. Car vous voyez s’accomplir en vous ce qui était annoncé autrefois par la venue de l’Esprit Saint. Chacun de ceux qui recevaient alors l’Esprit Saint parlait, à lui seul, toutes les langues. Aujourd’hui l’unité de l’Église répandue parmi tous les peuples parle toutes les langues, et c’est au sein de cette unité que vous possédez l’Esprit Saint, vous qui n’êtes séparés par aucun schisme de l’Église du Christ, qui parle toutes les langues.

Saint Augustin (Sermon 271)

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